Hôtel Ein Gedi

Notre histoire

L’Hôtel Ein Gedi a été créé par les clients, pas par nous.

Plus précisément, par des invitées. Sept femmes venant de Rehovot et qui, ayant entendu parler des vertus particulières de la mer Morte, ont décidé de venir se détendre à Ein Gedi, qui à l’époque était une petite commune située dans un lieu désolé, sans route ni transport.

L’un des membres du kibboutz les conduisait chaque matin à la plage à bord d’une jeep militaire. Chacune d’entre creusait un trou à côté de l’une des sources et s’y asseyait jusqu’à ce que la jeep revienne pour les ramener au kibboutz. L’histoire de cet endroit merveilleux et si éloigné a commencé à passer de bouche à oreille et les demandes pour séjourner sur place commencèrent à affluer.

Un des membres dynamiques du kibboutz décida de déplacer deux cabanes en bois placées sur l’ancien site du kibboutz et de les placer sur la colline sur laquelle se trouve aujourd’hui le kibboutz Ein Gedi. Il y ajouta un sol en béton sur lequel furent construites des douches et des toilettes communes pour tous les hôtes. Il avait fondé la maison d’hôtes Ein Gedi.

Un début plutôt modeste

Le début était simple et modeste. Les séjours duraient une semaine entière, car le bus d’Egged ne venait qu’une fois par semaine. Lorsqu’un nouveau groupe arrivait, tout le personnel, qui comptait alors quatre personnes, grimpait dans le bus, attrapait les bagages pour les déposer dans les chambres. En même temps, les membres de kibboutz se mobilisaient pour nettoyer les chambres libérées. Le reste de la semaine, les clients nettoyaient eux-mêmes leur chambre et changeaient leurs draps. Il n’y avait pas de serviettes et les hôtes devaient apporter leurs propres serviettes. Les invités se sont vu attribuer une table au centre de la salle à manger du kibboutz et une des membres du kibboutz fut désignée pour leur préparer des plats spéciaux et les leur servir. Au fur et à mesure que la maison d’hôtes s’agrandissait et que de plus en plus de tables étaient nécessaires dans la salle à manger, de nombreuses assemblées de kibboutz très agitées se sont tenues jusqu’à ce qu’il soit décidé de construire une salle à manger séparée pour les membres du kibboutz. A partir de ce moment-là, les membres du kibboutz ne purent plus profiter des restes culinaires de leurs hôtes…

Par la suite, une cabane de plus fut apportée de l’ancien site, la jeep inconfortable fut remplacée par un « studebaker », des douches furent installées sur la plage, un accès facile à la plage fut arrangé et sur la mer fut placé un grand radeau sur lequel les baigneurs passaient des heures entières jusqu’à l’arrivée de la studebaker qui les ramenait au kibboutz.

À ce stade, il fut décidé de construire des bains ordonnés et de construire des piscines dans lesquelles l’eau sulfureuse chaude serait dirigée. Le responsable de la maison d’hôtes descendait tous les matins, mettait en marche la pompe qui remplissait les piscines de soufre, revenait deux heures plus tard avec les hôtes, une fois les piscines remplies et, à la fin de la journée, vidait les piscines et ramenait les hôtes dans leur chambre.

La période des « abonnés »

La forte demande de séjour à Ein Gedi était surprenante et inattendue et engendra une situation qui empêcha d’accepter de nouveaux hôtes. La vente était en fait essentiellement réservée à un groupe d’anciens abonnés, qui venaient deux fois par an, à des dates régulières. Un folklore complet se forma autour de la liste des abonnés. Les gens prirent l’habitude de léguer leur abonnement à Ein Gedi à leurs enfants, et le sujet fut même abordé lors d’une émission de radio à Kol Israël le responsable de la maison d’hôte fut sommé d’expliquer pourquoi il ne recevait pas d’hôtes.

La maison d’hôtes s’agrandit. Les cabanes en bois furent remplacées par des bâtiments en béton amovibles. Au centre de la maison d’hôtes, une grande pelouse fut plantée et deux petits arbres plantés, il faisaient moins d’un mètre de hauteur – Ce sont les deux énormes baobabs d’aujourd’hui.

La pelouse principale est devenue un point d’attraction pour les hôtes et le centre de la vie culturelle de ceux-ci. Chaque après-midi, les hôtes allaient sur la pelouse, se rencontraient, chantaient, racontaient des histoires et se créaient une atmosphère particulière qui procura à l’hospitalité d’Ein Gedi son style intime et unique. Des gens de tous les horizons, de divers endroits et de différentes cultures se rencontraient sur l’herbe, pieds nus ou en short, et passaient de longues heures à chanter, raconter des histoires ou converser ensemble.

Construction et agrandissement

Au fil des années, l’endroit grandissait et se développait et la rumeur se rependit en Israël et dans le monde entier qu’Ein Gedi était un lieu unique pour la santé, le calme et la simplicité. Yoske Arelli, le père d’un des membres du kibboutz, contacta des personnes dans son Allemagne natale et fit venir de nombreuses personnes d’Allemagne, qui aimaient Ein Gedi et y venaient avec dévouement et amour pendant plusieurs décennies. Nombre d’entre aux voyaient Ein Gedi comme leur deuxième maison. Les liens profonds qui se créaient entre les hôtes israéliens et allemands et entre les membres du kibboutz et les hôtes étaient exceptionnels et donnaient à cet endroit un caractère particulier d’amitié et d’amour du prochain qui jette un pont entre l’histoire, la culture et la géographie.

Les années suivantes furent des années de construction et d’agrandissement. En 1984, l’ancien bâtiment des bains fut abandonné et à sa place fut construit le bâtiment actuel. Il comprend six piscines, un restaurant, une piscine d’eau douce et un grand magasin de cosmétiques. Dans la maison d’hôtes fut construit en 2000, l’aile « Arugot » qui compte 32 chambres spacieuses et stylisées, la piscine a été rénovée et agrandie, les jardins ont été soignés avec amour, un grand bâtiment abritant le hall d’entrée, un petit magasin et même un petit bar pour passer la soirée et évidemment le personnel s’agrandi.

En 2012, il fut décidé de transformer l’endroit en hôtel et de créer une nouvelle aile de luxe. Cette aile comprend aujourd’hui les chambres Arugot, les mini-suites et les suites de luxe et le point culminant – le spa synergy de luxe. Le personnel de l’hôtel a été rejoint par un nouveau chef, qui a élaboré un menu adapté au nouvel hôtel, basé sur des aliments frais et sains, avec une grande variété de légumes.

Malgré son expansion, l’hôtel a conservé son caractère rustique, intime et paisible. L’hôtel compte actuellement 166 chambres sur un ou deux étages, réparties sur un vaste espace de jardins verdoyants, d’arbres gigantesques tels que le baobab et le ficus du Bengal et, surtout, un jardin regorgeant de beauté paisible, relaxante et incomparable.

Nous attendons votre visite.

Les directeurs d’hôtels à travers les générations :

Herzl Sinai 1961-1966, 1969-1976.
Meno Barak 1966-1969.
Dan Benaiahu 1976-1979
Amichai Elbar 1979-1984
Gadi Chofesh 1985-1990
Itzik Mazor 1991-1994
Le regretté Yaacob Israeli (Kooki) 1994-2001
Yochai Ross 2001-2008
Nira Ramon 2008-2012
Dudu Ben Anat 2012-2016
Adam Tetenbaum 2017
Moshé Lago 2018 – à ce jour

A leur côté, une grande équipe de membres et d’habitants du kibboutz, qui y ont travaillé et qui y travaillent avec dévouement et amour.